Les cahiers de...

Publié par Zerbib Laura

"Les cahiers de... " sont des notes qui peuvent parfois renvoyer à des articles de mon du blog, les compléter, ne pas du tout concerner le blog. Comme le reste du blog, la matière de ces cahiers est changeante. La différence entre cette page et les autres articles tient principalement au fait que j'ajoute les informations nouvelles au lieu de les effacer. "Les cahiers de... " sont donc des sortes de brouillons de notes qui sont plus proches des brouillons de l'écriture à la main manuelle. N.B : cette page comporte comporte un sommaire permettant de naviguer dans les études qui sont des ensembles de brouillons de notes et qui sont séparées au moyen de trois étoiles (*). Les bords des écritures ne seront pas justifiés volontairement.

SOMMAIRE DES CAHIER DE :

livre-objet

livre-objet

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Ebauche sur une étude de Michaux

(Retour à la mise en voix de "Mouvements I")

Henri Michaux est un poète belge du XXe siècle qui a choisi d'explorer ce qu'il appelle lui-même "l'espace du dedans".

Ce poème, par sa note précieuse (voir ci-dessous), invite à réfléchir sur l'acte d'écriture qui consisterait à écrire "sur des signes représentant des mouvements". Ces signes sont-ils les dessins réalisés par Michaux (voir image ci-dessus) ? Ces dessins ressemblent à des signes japonais mais aussi à des silhouettes noires qui pourraient danser, se contorsionnent.

"Mouvements d'écartèlement et d'exaspé-ration

intérieure plus que mouvements

de la marche"

Peut-on encore parler de danse alors que Michaux parle de "mouvements d'écartèlement et d'exaspération intérieure" ? Si on peut parler de danse, celle-ci rencontrerait une certaine violence.

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Etude 1 sur Christian Boltanski

Christian Boltanski, "inventaire des objets ayant appartenu à ... "

(1) Origine du mot inventaire (lexicologie).

(2) Interprétation d'une citation de Boltanski.

(1)

L'inventaire, du latin invenire qui signifie trouver, découvir, et dont dérive aussi le nom invention. Or, contrairement à l'invention qui a gardé le sens de découverte, le nom inventaire désigne en français faire l'état des biens appartenant à quelqu'un, à une collectivité ou situé dans un lieu déterminé. Il y a bien l'idée de trouver quelque chose mais cette action relève de l'archivage.

(2)

"Un des aspects de cette exposition c’est, disons, une réflexion sur l’idée de musée et de conservation par le musée. Ce qui m’intéresse dans ces objets, c’est qu’une fois qu’ils sont sous vitrine ce sont des objets totalement morts. Parce que d’une part, ils ont perdu toute fonction […] ; et d’autre part, ils ont perdu toute mémoire affective. […] Ils sont doublement morts […] Une des idées de ce travail c’est que, dès que l’on essaie de préserver quelque chose, on est obligé de le tuer. Toute préservation […] entraîne aussitôt la mort […]"

Christian Boltanski, « Entretien avec Jacques Raphanel et Bernard Piens », dans Jacques Raphanel, Actualités des arts plastiques, no 23, « Art et société », janvier-février 1975, p. 30.

L'artiste suppose ici que l'objet quotidien, dans la mesure où il sert à quelqu'un, est un objet vivant. D'un point de vue sémantique, si l'objet est vivant, animé, il a un sens pour moidans ma vie quotidienne parce que je l'utilise. Or, l'acte de préservation de l'objet (sa mise en vitrine dans un musée) qui devrait éviter sa corruption (un objet utilisé s'abîme) "entraîne aussitôt la mort" de celui-ci. A partir du moment où la personne est absente (ou morte), ses objets n'ont pas de sens pour le public qui les reçoit; ils ont perdu leur "mémoire effective" puisqu'ils ont perdu leur auteur.

* dans le site ci-dessous, Francis Bon parle de la "puissance symbolique" des objets. Il propose un atelier d'écriture à partir de la planche de Boltanski; symbolique = système de signifiants ?

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Etude 1 sur les portraits du Fayoum

Les portraits du Fayoum font signe depuis les sarcophages de leurs hôtes défunts. Tandis que sous les bandelettes jaunies et sales les morts gardent les paupières closes, leurs grands yeux peints attirent irrésistiblement notre regard. Ce que dit ce visage, ces yeux démesurément noirs, cette beauté disparue, ce n'est pas la mort; ce visage peint m'invite à un ailleurs, la vie.

Etude 2 (le 20/05/2016): histoire

 

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