"Les images jouent comme une présence, comme une empreinte, l'empreinte du corps" Ernest Pignon-Ernest

Publié le par Zerbib Laura

"Faire un Rimbaud en marbre, c'est une contradiction. Rimbaud sur les routes en papier, c'était pas le figer. La fragilité fait partie de la proposition" Ernest Pignon-Ernest

"Faire un Rimbaud en marbre, c'est une contradiction. Rimbaud sur les routes en papier, c'était pas le figer. La fragilité fait partie de la proposition" Ernest Pignon-Ernest

 Propos recueillis dans l'atelier d'Ernest Pignon-Ernest :

"S'il vous plait, je voudrais pas que mes images apparaissent comme des dessins exposés dans la rue. C'est pas cette idée. Il faut qu'ils jouent comme une présence, comme une empreinte, l'empreinte du corps" 

"Ernest Pignon-Ernest"

"Si on peut parler d'oeuvre pour ce que je fais, c'est pas mon dessin. C'est ce que provoque le dessin dans le lieu. C'est cette espèce d'intéraction entre la réalité et la fiction que je viens glisser dans le réel. L'oeuvre c'est ça"

"Vous êtes souvent en noir"

"Je travaille avec la pierre noire et le fusain donc tout est toujours noir"

"Vous êtes en train de souligner l'oeil d'un squelette "

"Oui voilà"

"Je fais des images, je mets de la fiction dans la réalité... Un peu partout : en Afrique du sud, au Chili, en Palestine, j'essaie de regarder le monde et les gens qui vivent à côté de moi"

"Je colle du papier le plus pauvre possible parce qu'il prend toute la matière du mur : la moindre fissure, la moindre anfractuosité. Et puis j'aime bien la possibilité de réciprocité, j'aime que les gens puissent rejeter les images et les déchirer. La mort annoncé de l'image fait partie de la proposition. Depuis que j'ai 12 ou 13 ans, je suis préoccupée par l'oeuvre de Rimbaud. Un Rimbaud en marbre, c'est comme une contradiction et faire l'image de Rimbaud sur les routes en papier, c'était pas le figer. A chaque endroit où on le colle l'image prend un autre sens, d'abord, et puis on sait qu'il va disparaître, que sa mort est annoncée, qu'il est fulgurant comme dirait René Char à propos de Rimbaud. La fragilité fait partie de la proposition, autant que le dessin lui-même."

-Site officiel-

"L'empreinte, c'est la présence et en même temps l'absence"

"Mahmoud Darwich m'avait dit qu'il avait beaucoup aimé cette image fragile de Rimbaud, c'était le marcheur, l'homme qui passe fulgurant et qui disparaît.  Du coup j'ai fait la même chose pour lui" Ernest Pignon-Ernest

"Mahmoud Darwich m'avait dit qu'il avait beaucoup aimé cette image fragile de Rimbaud, c'était le marcheur, l'homme qui passe fulgurant et qui disparaît. Du coup j'ai fait la même chose pour lui" Ernest Pignon-Ernest

Publié dans Curiosités

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C
Maximum respect ! vraiment. Voilà un homme qui sait vivre.
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